Live Reports

Her @ Bataclan

Il y a des concerts dont on sait que l’on se souviendra. C’est le cas de la magnifique prestation que nous a offert la formation rennaise Her le mardi 5 décembre 2017 au Bataclan.

On vous raconte.

Les maîtres-mots : émotion et intensité

Lorsque le groupe arrive sur scène, l’atmosphère est électrique et la tension perceptible dans le public. Le décès de Simon Carpentier, cofondateur du groupe, survenu cet été est encore difficile à réaliser, surtout lorsqu’on se remémore l’entrée en scène du duo que nous avions eu la chance de voir lors d’un concert à l’Ubu, à Rennes en mars dernier.

La voix profonde et pénétrante de Victor Solf nous réconforte alors quelque peu et pose les bases de ce qui sera un concert ô combien émouvant et intense, au moment où s’échappent déjà les premiers accords de Union, faisant instantanément vibrer le public.

La gestuelle pour le moins atypique mais tellement communicative du bassiste du groupe laisse à penser que la scène du Bataclan est presque trop petite pour lui et ses acolytes, tant le groupe a pris de l’envergure depuis la sortie de ses premiers EP, Tape #1 en 2016 et Tape#2 en 2017.

Le chanteur, Victor Solf, lève les bras au ciel et semble nous inviter à communier avec lui lorsque raisonnent les premières notes de Blossom roses, plongeant alors la salle dans un silence quasi-religieux.

S’il fallait reconnaître (seulement) une qualité à ce groupe, c’est sûrement sa capacité à faire monter l’intensité d’un cran en passant simplement de ballades imprégnées de soul noire américaine à des morceaux à l’empreinte pop marquée et taillés pour le live.

Deux rappels grandioses

C’est à notre grande surprise qu’arrive déjà le dernier morceau, car pour nous le concert venait à peine de débuter. Fort heureusement, ce n’est pas un mais deux rappels que le groupe fera, pour notre plus grand bonheur.

L’occasion de profiter du célèbre « Five minutes », de découvrir l’émouvant « Shuggy »-titre écrit en l’honneur de Simon Carpentier- avant de finir sur l’entêtant « Swim », qui sera à coup sûr le nouvel hymne du groupe, joyau de la scène rennaise devenu incontournable en seulement quelques années.

Et c’est avec une profonde satisfaction que nous sortons alors de la salle, animés par une seule hâte, celle de découvrir ce que le groupe nous réserve dans son album dont la sortie est prévue au printemps prochain.

En un mot, merci (et à bientôt).

Florian Guyomard