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Live Reports

Rêverie Moderne @Château de Suscinio

Rêverie Moderne – 23 Septembre 2017 – Chatêau de Suscinio

 

Pour cette cinquième édition, le Domaine de Suscinio et L’Echonova nous invite à les rejoindre pour la soirée Rêverie Moderne. C’est l’occasion pour eux de nous montrer un nouveau visage du Domaine à travers des concerts, ateliers, balades sonores… autour de la musique électronique sur la presqu’île de Rhuys.

C’est donc avec grand plaisir que nous retrouvons comme chaque année le merveilleux Domaine de Suscinio, le temps d’une journée qui commença ensoleillée et paisible avec Le Comte, pour ensuite s’enfoncer dans la profondeur et la noirceur de Danger. On vous raconte.

Le Comte

Arrivée 16h30, on se dirige vers le château et grimpons les quelques centaines de marches jusqu’au troisième et dernier étage où nous attend Le Comte.

On rejoint ainsi nos amis de L’Echonova, qui peaufinent la préparation et les branchements des casques qui nous seront bien utiles par la suite.

Le Comte

Confortablement installés sur nos coussins, nous apprécions les (trop courtes) 45 minutes offertes par Le Comte, dont le set devait normalement durer 30 minutes, mais quand on aime, on ne compte pas.

Nous l’avions déjà vu à Visions dos à la mer, à la Route du Rock face à la mer, c’est maintenant dans une salle d’un château que nous le retrouvons, plus expérimenté et avec un set beaucoup plus travaillé que les premières fois.

Malgré les balances des concerts de la soirée à l’extérieur et le premier live de Le Comte sur un concert au casque, son ambient nous transporte toujours autant, commençant calmement puis s’envolant sur les derniers morceaux, pour notre plus grand plaisir.

Après ce set, Le Comte nous accorde une interview dans l’herbe face au château, que vous pourrez retrouver dans un prochain article. Le temps de boire quelques bières et la soirée commence déjà, avec Maud Geffray qui vient présenter son nouvel album, « Polaar ».

Maud Geffray

Après deux mois passés au nord de la Finlande, la moitié de Scratch Massive nous emporte avec un live composé de morceaux tantôt glacés, tantôt brulants et qui font que son album Polaar porte si bien son nom.

On y retrouve nos morceaux favoris qui sont « Polaar », très belle balade portée par la voix de l’artiste et qui vient parfaitement débuter l’album ainsi que « In Your Eyes », où Maud Geffray est accompagnée d’un artiste que l’on adore et qu’on ne présente plus, Flavien Berger.

C’était le concert que nous attendions le plus, et nous n’avons pas été déçus. Entre morceaux dark-wave et expérimental, Maud Geffray nous a démontré l’étendue de sa palette musicale.

Seul petit bémol, le fait que le concert ait été programmé si tôt. Tout ce froid polaire aurait sans doute été préférable plus tard dans la soirée mais constitue une belle entrée en matière.

SAMIFATI

SAMIFATI est un duo nantais qui allie musique électronique, violon, sonorités hip-hop, basses et vidéo-mapping. Se rapprochant musicalement de Fakear ou encore de Chapelier Fou, ils s’en différencient par un argument de taille, le violon, ce qui n’est pas sans rappeler le duo SomethingALaMode (allez, un petit effort de mémoire).

Le duo a chacun sa tâche sur scène, Sami Fathi gère le beatmaking et le violon, Axel Vanlerberghe gère la vidéo en direct. Réelle découverte de la soirée pour nous qui ne connaissions pas leur musique.

Mélange de musiques traditionnelles et d’électronique, ce duo nous a surpris par la qualité de leur set et par la beauté de leur mapping.

Il est aussi à noter la présence du violon qui vient magnifier leur musique. En plus de cela, le groupe prend un réel plaisir à multiplier les disciplines en nous proposant des vidéos aux décors originaux.

Leska

LESKA est un duo rennais composé de Douchka, qui vient nous proposer ses beats puissants accompagné de ses pads, il était d’ailleurs déjà présent sur Rêverie Moderne 2016 et Les Gordon, avec sa patte multi-instrumentiste, le mélange des deux projets donnant une jolie union musicale.

Coup de coeur pour leur morceau « I Got You » accompagné de Carla Fonseca, chanteuse de Batuk.

Comparé à Samifati, Leska, on connait ! En effet, Douchka est originaire de Douarnenez et Les Gordon de Rennes, difficile pour nous, rennais, de passer à coté.

En résidence scénique à l’Echonova en février dernier, ils devaient jouer aux côtés de Deena Abdelwahed et d’Acid Arab, date qui avait malheureusement était annulée à notre plus grand regret. Mais là c’est rattrapé, Leska a vraiment retourné le château mêlant piano, violoncelle, guitare, percussions, synthés… à revoir !

Danger

Danger, c’est un peu le papa de la soirée, on l’a vu tellement de fois qu’on ne le présente plus, mais bon on va quand même faire un effort pour vous.

Le projet a maintenant 10 ans et derrière celui-ci se cache Franck Rivoire, ancien graphiste reconverti dans la musique électronique, qui puise son inspiration dans les musiques de films et de jeux vidéos.

Danger, que l’on avait pas vu depuis longtemps, n’a rien perdu de ses qualités d’artiste multifacettes tant il impressionne par la qualité de sa musique et de son visuel.

Le set est énergique, puissant, varié et majoritairement tiré de son album Taiko, qui vient parachever cette décennie à faire danser les foules. On a adoré revoir son masque noir si caractéristique et que l’on repère tout de suite, mais aussi  son visuel qui donne une vraie dynamique à son live.

C’est sur ce dernier concert que nous nous quittons et il nous tarde d’être à l’année prochaine. Félicitations à L’Echonova pour ce bel événement « hors les murs » et mention spéciale aux bénévoles bar qui se sont surpassés pour ne laisser aucune attente comparé aux autres années !

Julien Gumez